La vie est une pute


La vie est une pute

Pour commencer, je ne saurais dire à quel point je suis heureuse que ce nom de domaine ne soit pas pris sur blogger. J’avais pourtant fortement songé à « encore un blog de merde », mais j’ai décidé d’être indulgente avec moi-même. La dernière fois que j’ai alimenté un blog, c’était pour mon pote JP qui bossait sur son mémoire et qui par conséquent n’avait plus de temps à consacrer au sien (de blog : bwabwa.com), mais je préférais écrire des chroniques où je critiquais les émissions de télé merdiques, les chanteurs à chier, et les acteurs à gerber…


La vie est une pute mal maquillée


Puis j’ai fait une chronique sur mes exs, et là ça a fait marrer plein de gens. J'ai donc eu le déclic de commencer ce blog durant l'été 2008 merdique à souhait que je suis actuellement en train de vivre… ou plus exactement, je me suis mise à lire un Glamour posé nonchalamment sur la table basse (mais que je jure sur la tête de ma Wii que c’est pas moi qui l’ai acheté), il y avait un article sur les célibataires parisiennes de 30 ans qui refusent de s’engager… Je me suis dit « ah, ça me concerne, jetons un œil » et là, au secours !

En gros, les nanas ont une vie sociale tellement passionnante et un boulot tellement génial qu’elles s’accomplissent suffisamment par elles-mêmes pour pas avoir besoin d’un mec. Sauf que je me suis pas identifiée, mais genre pas du tout. Comme l’indique le titre de ce blog, la vie est une pute avec moi. Après être passée par la case RMI + dépression, j’avais trouvé un taf (moisi, sous-payé, et super loin de chez moi) et un mec (pas merdique du tout, sans le sou, et super loin de chez moi également).

Et là, après une année durant laquelle j’ai été plutôt épargnée (même si je n’ai rien à voir avec un livret A - ha ha ha je suis hilarante), je perds mon taf, et le garçon qui allait avec dans la foulée. Voilà... si on fait le point : je vieillis, je peine à trouver le boulot qui me conviendrait totalement, et j’ai fait une croix sur ces messieurs… Non, ceci n’est pas un coming-out. 
 
A tous ceux qui flairent les confessions à la Bridget Jones, je dis tout de suite stop ; je ne suis pas en surpoids, et je ne picole pas du Chardonnay en écoutant du Céline Dion, je ne fume pas comme un pompier et j’ose espérer avoir une opinion de moi-même un peu plus édulcorée. Je ne suis pas non plus Carrie Bradshaw. J’en ai rien à foutre d’être sapée comme un sac, j’évite de mettre 400 balles dans une paire de chaussures, je suis grossière, je dis souvent « putain » et « merde », et j’ai pas peur de roter allègrement devant des gens que je connais pas. 
 

Je refuse de me voir ainsi

Comme c’est le prologue du blog (on pourrait presque dire le problogue), peut-être faut-il un peu plus situer qui je suis. Je suis narcissique et je l’avoue, sinon je n’écrirais pas ceci afin que ce soit lu, maintenant je pense pas que je vais vous montrer des photos de moi en train de poser avec des super fringues ultra reuch telle une influenceuse. Je m’habille mal et j’en n’ai franchement rien à carrer. De toute façon j’ai des gros seins et un p’tit cul, je suis pas moche et je le sais, donc pas besoin d’en faire des caisses pour m'auto-déclarer désirable. Et quand bien même, t’as beau être moche, si c’est dans la limite du raisonnable, y’a toujours moyen de serrer (enfin quand t’es une fille). 
 
En ce qui concerne les traits de caractère, c’est simple, je suis une grosse relou jamais contente et le reconnais ouvertement. J’aime pas qu’on me fasse chier, je râle tout le temps, je suis rarement satisfaite (enfin surtout ces derniers temps), il m’arrive un peu de mentir mais très rarement, je dis facilement ce que je pense, mais paradoxalement j’évite quand même vachement les conflits, parce que quand j’en ai marre de gueuler, je commence à taper. Je suis bordélique, paranoïaque, rancunière, susceptible… et là je trouve plus trop de défauts, mais je m’en suis suffisamment mis plein la gueule pour pouvoir m’arrêter là.

 


Ma chambre : 90 % du temps

Parlons des qualités………………ok heu, bon ben c’est pas évident jusqu’ici, mais j’ai de l’humour, de l’humour lourd certes, mais ça fait au moins rire mon frère et mes potes, donc moi ça me va. Je sais cuisiner (c’est complètement con de dire ça c’est même pas un trait de caractère, mais j’essaye de trouver un truc positif pour me rassurer et me prouver à moi-même que je ne suis pas une merde.) Bon ben voilà, on a fait le tour des qualités, elle est pas belle la vie ? Non parce que je vais pas vous sortir des conneries du genre romantique, tendre, câline, coquine, je laisse ça aux pouffes sans scrupules. 
 
Si je devais me résumer je dirais : j’aime le cinéma, les bonnes séries, la musique qui s’écoute et qui fait pas saigner des oreilles, manger des pizzas, du Quick, des chips, de la malbouffe en général. Je suis plus salé que sucré, plus jobi que joba, plus Los del Rio que Los del Mar. 
 
Mon Dieu je viens de me relire, c’est l’intro de blog la plus lamentable qui puisse exister (si on oublie évidemment les skyblogs gavés de sms style). Dans le prochain épisode, je vous expliquerai pourquoi je suis une parisienne de 30 ans qui refuse de s’engager (et qui déteste les comédies sentimentales).


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