Mortelle Murder Party
Mortelle Murder Party
Pfiou, par où commencer bordel de chiottes ? Où j'en étais à l'époque je peux vous le dire :
Commençons par le commencement
- Pas de mec mais un vague bouche trou sympathique qui a eu la mauvaise idée de me présenter à ses amis, et donc à Vivo qui me plaît terriblement et que j'attends de revoir depuis le week-end du 15 Août.
- Pas de boulot, mais des Assedic qui se foutent pas mal de ma gueule, et un numéro de Marie-Claire dans lequel je pose.
- Un été pourri à Paris, donc pas de réelle récréation (et encore, j'ai pas parlé du squat insupportable de la sœur de ma coloc'). Non mais c'est de ma faute j'avais qu'à prendre un abonnement vélib'...
- Une capacité à m'améliorer fortement dans tous les jeux vidéos que je possède (oh ! une lueur d'espoir ?)
Bref : Paul, dans la bonhommie qui le caractérise, m'incruste dans une Murder Party (espèce de jeu de rôle à la con) à laquelle sont conviés Vivo et Tibien puisqu'elle se déroule chez eux.
Moi je me dis : "Kew l ! je vais revoir l'objet de mon désir, le lubrifiant de mes rêves arrosés" (ha ha ha ha, n'importe quoi... tout le monde sait très bien que je suis trop aigrie pour faire des rêves érotiques, c'est simple : je rêve que je tue des gens).
Donc, arrive le 20 Septembre, je me fais bonne, voire même beaucoup plus bonne que la plus bonne de leurs copines... et là LE VENT DU SIÈCLE ! Vivo ne supportant que très moyennement la meuf de l'organisateur a décidé de ne pas participer... SWAPADEG !
Je ronge mon frein, arrive en avance alors que Paul, la seule compagnie possible (puisque trop asociale pour me mêler aux autres), est à la bourre comme d'hab. Du coup, je lui demande le numéro de Tibien afin que ce dernier me renseigne le digicode pour rentrer chez lui. Grand moment de solitude... Paul arrive bien une heure après moi. Je m'assois sur le canapé, je fume. Puis, je constate que leur 3ème colloc' (appelons-le Nicolas My Gueules - ha ha ha, l'anagramme de merde !) est loin d'être imbaisable, mais que quand même : stop la nymphomanie.
Puis la Murder se déroule, tranquille. Je constate que la bonasserie du perso que j'incarne ne laisse personne froid sauf Tibien, imperturbable. Puis à la fin, j'apprends que Crevard, mon amant dans le jeu, le Paul pote dont je vous ai déjà parlé dans l'article précédent, aurait dû être interprété par Vivo AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAH ! putain de sa race !
Bontempi, c'est pas grave, ronge ton frein ma grande, tu n'en n'as pas terminé avec ton Palu. Mais là ! Supraïze ! qui arrive comme une fleur ? légèrement éméché ? joli comme un cœur ? MON VIVO (perlé hu hu hu). Et qui vient-il voir en prem's pour lui faire un gros câlinou de bienvenue ? ma gueule.
Acte 2 : La Fourmi de Pigalle
Nous allons donc à la Fourmi avec Vivo, Tibien, Paul, Crevard et 3 énergumènes sans trop d'importance (dont un, un tantinet lourd; j'ai nommé Relou Canyeize), à noter l'absence de "My Gueules". A partir de là, Vivo en me lâche plus, Paul est un peu vénèr,(genre il nous sort un "Je vous laisse les amoureux", lorsqu'il av dehors pour fumer une clope), surtout que le bellâtre m'envoie un fabuleux texto : " Ta Mère, tu es la femme de ma vie, la mère de mes enfants" (ouais j'évite moi aussi de vous donner ma véritable identité, bien que personne ne me lise).
Il n'arrête pas de me prendre dans ses bras, de m'embrasser la joue... Bref, comme je suis une vile pute, je suis aux anges. C'est tout me direz vous?
Et bien non, à ma grande surprise, en allant aux toilettes (comme quoi, tout est permis), je sympathise avec Tibien en parlant du prix de l'épilation du maillot, et je disserte sur la théorie de l'échelle que vous pourrez retrouver ici, durant laquelle j'explique que dans mon camembert de critère, l'argent n'entre pas en jeu... (avec Palu on pourrait même dire qu'il entre en jeu à -10%, tant ce dernier est pauvre).
Et puis, je trouve Relou d'une lourdeur affligeante : alors même que j'étais posée tranquillement à une table, seule avec Vivo, il est venu nous emmerder pour essayer de me vanner. Sauf que quand on a une répartie semblable à l'humour d'Anne Roumanoff, ou encore à la modestie de Nicolas Sarkozy, ben on peut pas test. Conclusion : on rentre tous à leur appart' histoire de récupérer les affaires de Paul, ce dernier, prétexte un pipi avec Vivo pour lui dire : "Tu sais, si tu la kiffes Ta Mère, moi y'a pas de souci hein ! C'est pas ma meuf". Chose à laquelle Vivo, s'égouttant le bout du gland, a eu la sagesse de répondre :"Non mais c'est pas une pute, c'est une meuf bien, faut pas la faire tourner hein !" (propos recueillis et retransmis par Palu himself... j'ai pas du tout l'impression d'être un morceau de barbaque).
Acte final : retour à l'appartement
Une fois à l'appartement, les raloufs se dirigent tous dans la cuisine pour bouffer du pâté, Vivo m'interpelle dans la salle de bain, puis commence à rapprocher son visage du mien... Sauf que quand même, Paul est à côté, (effectivement y'a des moments dans ma vie où j'évite d'être une pute comme la vie que je mène - même si c'est assez rare), par conséquent : je lui mets une crampe en frappant le torse (qu'il a fort musclé au demeurant), en lui disant : "Putain mais t'es malade ? Essaye pas de m'embrasser ou je t'en mets une, je suis pas une gamine de 20 piges qui se fait mener par le bout du nez ! Je suis une femme, une vraie !" (hu hu hu hu n'importe quoi, fallait vraiment que je sois bourrée pour dire une connerie pareille). Bref, c'était la crampe : 1er round, mais rassurez vous, celle que je me suis mangée était 100 fois plus pathétique, 1000 fois plus humiliante. A suivre...

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